Où en est-on de la progression de l’Intelligence Artificielle en France ?

Le domaine de l’IA est représenté par 3 645 start-up dans le monde. La part de la France y est cependant minime, puisqu’elle ne dispose que de 109 start-up dans ce secteur. Des progrès sont donc à faire, mais la prise de conscience a déjà eu lieu. Les acteurs privés et publics français ont en effet multiplié par dix leurs investissements en IA en 4 ans.

 

D’après le rapport de la DGE (Direction Générale des Entreprises), le domaine de la santé est actuellement le plus impacté par l’IA en France. Il est donc surprenant que parmi les start-up citées comme prometteuses et encourageantes pour le pays (Dataiku, Shift Technology, Navya, Easymile, Stanley Robotics et Prophesee), on n’en retrouve qu’une seule appartenant au domaine de la santé ¯\_(ツ)_/¯

 

Bon. L’ambition de vouloir faire de la France un acteur majeur de l’IA repose en partie sur une fédération des agents publics et privés à co-construire des stratégies adaptées en fonction des atouts et faiblesses des territoires français. Mais est-ce vraiment une bonne idée de rester sur un raisonnement exclusivement national ?

 

Il est bien sûr intéressant de privilégier les acteurs nationaux en mettant à leur disposition les ressources nécessaires au développement de l’IA. Favoriser l’accès en matière de R&D, soutenir les formations et le recrutement de techniciens, de chercheurs et d’ingénieurs capables de mettre en application les techniques et technologies adaptées au domaine, c’est tout l’enjeu du programme prévu par la DGE.

 

Mais la France à t’elle le même potentiel qu’un pays comme la Chine ou les USA pour développer ses start-up ?  Les processus sont plus longs et les contraintes administratives plus importantes. Créer et développer des start-up dans un marché régulé, administré, est-il plus pertinent que de leur permettre de croître hors de toute contraintes ?

 

Plus concrètement, la France bénéficie d’un écosystème qui s’agrandit, mais qui manque de ressources et de moyens humains et techniques pour investir dans le développement de l’IA. Ce constat peut néanmoins changer, en suivant notamment les principales recommandations de la DGE, dont certaines consistent à mettre en place des zones d’expérimentation en France, à l’échelle des projets ambitionnés.

 

Lire le rapport complet de la DGE

 

Lire la synthèse d’Actu IA